Liza PerryComment

Ma crèche Ma bataille

Liza PerryComment
Ma crèche Ma bataille

Pfffff quelle semaine de merde !

Oui de merde ! Vous savez ces semaines qui commencent avec un problème juste avant le week-end (la voiture qui ne démarre plus devant la crèche au moment de récupérer les enfants) et qui continue pendant le week-end (homme malade : maman dans la panade) et qui se prolonge même dans la semaine !

BREF

Je trouve encore que je suis restée dans une positive vibe, enfin pour ceux et celles qui me connaissent et bientôt vous également (je projette une chaîne Youtube soon ^^).

RE BREF

Je vous raconte ma vie, mais après tout c’est bien cela blogger non ?

Donc si vous vous voulez, la semaine dernière, galvanisée par vos visites, commentaires et messages de plus en plus nombreux (je vous en remercie par ailleurs ;)), j’établissais mon planning de publication :

Un article sur mes jumeaux (dont le compte instagram est @my.twins.closet) sur Disney : M&M – Mickey m’a menti (ça donne envie hein ;) – enfin j’espère T_T) ;

Un article sur le blog mode (dont le compte instagram est @liza.perry : La bloggeuse en carton – DIY (oui oui je sais sujet polémique à éviter mais après tout, comme vous pouvez le constater, Liza est une vraie personne et écrit sur la-vie-la-vraie-vie), et;

Un article sur le blog food (dont le compte instagram est @lizaperryfood) : #Fit #Food #Vibe @ #PopBurger.

BEN RIEN DU TOUT

VOILA

… vous allez me dire poourrrrquuoiiiiii, -musique des feux de l’amour-, (d’ailleurs, quelqu’un peut-il me dire pourquoi Jack Abbot est toujours là ? OU NON MIEUX  AMOUR GLOIRE ET BEAUTÉ avec BROOKE !! La femme qui depuis 50 ans tombe les mecs de la même famille toutes générations confondues, leur fait des bébés, et les appelle HOPE HARMONY et DESTINY...child, trop facile je sais ^^).

 

Ce qui a monopolisé mon énergie "créative" cette semaine, c'est LA CRÈCHE.

Oui oui, vous avez bien lu, j’ai le Saint Graal, l’oscar de la meilleure actrice (et pas du second rôle, celle qui croit que c’est un oscar se croit aux césars), la médaille d’or du relais 4x100 (j’ai toujours rêvé de dire çà), la bague Cartier en diamant, le sac Hermès en python, le duplex du Pygmalion, OUI J'AI UNE CRÈCHE AVEC DEUX PLACES DANS PARIS.

Je vous vois venir, « elle a du se faire pistonner, pfff tu parles ces parisiennes pour qui elles se prennent toujours pareil ».

QUE NENNI CHÈRES AMIES.

D'abord, je ne suis PAS parisienne et EN PLUS, je ne serais jamais la-moitié-du-pouillième-du-centimètre-du-quart-du-pouce de l’idiote faussement ingénue-loudoillon qui lit How to be a Parisienne en fumant des vogues la tête sur le côté cheveux coiffés-décoiffés à la terrasse d’un café pour se faire reluquer en slim HM voulant nous faire croire à du Chanel ! OUPS VILAINE LIZA.

Forte donc de mon absence de piston, je partais en guerre contre le système. 

Je me souviens encore, j’étais à peine enceinte de DEUX MOIS (oui Madame) tout le monde jouait déjà à je-te-donne-des-conseils-que-tas-pas-envie-d'entendre-qui-en-fait-en-sont-pas-juste-pour-t'embêter-parce-que-moi-j'ai-pas-réussi-alors-toi-non-plus-tu-réussiras-pas.

Ben en fait si. Liza (moi donc, atchoum Alain Delon) elle lâche rien et elle applique la dialectique du YESWECAN right now forever (prononcé FOR EVEUUUUUUUR).

Armée de mon culot et de mon sourire 8 dents (l’art de montrer les dents du haut et du bas à la Julia Roberts), je partais en guerre contre le système d’attribution des crèches :

Inscription

Attente

Réinscription (avec les documents cette fois ci)

Attente

Convocation à un entretien (en mode Michelin 6 mois de grossesse)

Attente

Lettre

Lettre de merde

J’ai pas de crèche

Je vais tuer quelqu’un

QUE CELUI QUI A DIT QUE LES PARENTS DE JUMEAUX AVAIENT PLUS DE CHANCE OU UNE PRIORITÉ ME JETTE LA PREMIÈRE PIERRE QUE JE LUI RENDE UNE MONTAGNE.

GNIIIIIII.

Et pourtant, j’avais tout fait : harcèlement téléphonique, physique, tractage (avec des petits flyers bleues layette « accueillez mes bébés » parfumés à la “prenez moiiiiii”) sans parler de mon casting parallèle de nounous plus tarets les une que les autres qui pensent que nounou en fait c’est cadre sup et qu’il faut un salaire à 6 chiffres.

Oui Madame, Parents employeurs zen mes fesses oui ! (parait-il qu’elles sont belles ;))

BREF

Pendant que j’essayai de trouver vainement une solution dans ma tête, un jour, au bureau, je marchais dans les couloirs, et je tombe sur une conversation avec les DEUX autres filles enceinte de la DRH (c’est peut être pour çà qu’il m’ont viré, ils se sont dit "elles les a toutes contaminés"), qui discute CRÈCHEEt voilà la conversation (je vous fait pas l’accent de mijorée, mais je le réserve pour ma chaîne youtube ^^),

« Attends OK J'AI UNE PLACE EN CRÈCHE MAIS J'AIME PAS LE QUARTIER »

« NAN MAIS TAS TROP RAISON MOI AUSSI C'EST DINGUE IL FAUDRAIT QUE JE ME FASSE DEUX STATIONS DE TRAMWAY »

GENRE LA FILLE ON LUI DONNE UNE CRÈCHE ELLE VEUT Y ALLER A PIED.

Ni vu ni connue mais un peu reconnue quand même, Liza-le-loup rentre dans la bergerie embidonné de ses deux agneaux bien au chaud et, caméléon-Jarod for eveur entre dans la conversation Mum to be party :

« Ha ouais mais t’as trop raison moi aussi jtrouve çà impossible ! et sinon c’est QUI QUI TAS APPELLE POUR CETTE CRECHE ? »

« Mme X »

« ha oui, qui travaille à XYZ »

Là je fais là mine de la fille triste (yeux vers le bas, pas loin du trépas GENRE), et les deux me lancent :

Au fait et toi Liza, avec tes jumeaux t’es prioritaire

Absolument pas d’ailleurs c’est trop la galère, je trouve pas

Oh non ma pauvre” me disent elles en écho.

Comme je ne vois pas le numéro de la femme de la crèche arriver, je fais ce que j’appelle une blague pourrie d’appatage genre “et sinon les filles vous avez à nous trois, avec nos bidons (je déteste ce mot) et nos garçons (parce que ELLES aussi elles attendaient des garçons, sisi je vous ai dit la CONTAMINATION) on est une équipe de FOOT."

HAHAHAHAHAHAHAHA tout le monde se marre comme des idiotes et une lance :

T'imagines les petits maillots

et moi “oui et s’ils étaient tous à la même crèche ils auraient les mêmes maillots

HAHAHAHAAHAHAHA général et là 777 JACKPOT!

Tas trop raison attend je te refile le num de Natacha (elle l’appelait par son petit nom sisi -même si je l’ai changé là parce que c’est le net quand même)”

MOI “OH MERCI TES TROP GENTIL

Le num dans les mains même pas le temps de la respiration, un claquement de porte et bye bye ma tête était déjà accrochée au combiné.

SAUF QUE plus forte que le Président, NATACHA n’est jamais là.

J’appelle et je rappelle tant de fois que, -je vous l’accorde avec ma gouaille de vendeuses de tapis (n’y voyait rien de péjoratif je préférai vendeuse de vernis mais personne ne connaît l’expression :))-, je sympathise avec VERONIQUE, l’assistante en fin de carrière qui aimerait partir plus tôt pour s’installer avec son mari dans les Charentes pour se rapprocher de ses enfants (on croirait un fil de M6 hein?), et VERONIQUE, une nouvelle fois, entre deux considérations de tomettes et de congés non pris, sur fonds de trimestres et de cotisations, fini par me dire “vous savez quoi, je vous donne son PORTABLE à Natacha sinon vous n’arriverez jamais à la joindre”.

YES YES YES ET RE YES.

Le PORTABLE dans les mains, je recommence mon harcèlement téléphonique, plus fort que le service technique de FREE à Tunis, je ne lâche pas Natacha.

Bien entendu, Natacha répondra plusieurs fois en me disant qu’elle ne peut rien faire pour moi, mais, devant mes argumentations et ma ténacité, elle me donnera, la veille de ses vacances, son numéro de portable PERSONNEL, parce que comme avec Véronique, entre coups de téléphone, salaire de misère et hiérarchie d’enfer, j’ai fini par l’avoir dans la poche la Natacha.

Nous étions en juillet quand elle ma rappelé, et qu’elle m’a annoncé trop fière, qu’elle avait A TITRE EXCEPTIONNEL trouvé pour mes jumeaux deux places dans un crèche dans le 15ème.

Bien entendu, j’y ai cru le jour ou j’ai eu le courrier d'attribution, et là ceux ne sont pas des étoiles mais toute la voie lactée que j’avais dans les yeux : crèche à petit effectif avec cuisinier sur place, petit groupe avec éducateur et puéricultrice, nouveaux équipements, projet pédagogique rassurant et, fait rare, la crèche si vous le souhaitez accueille votre enfant malade avec son ordonnance (pour style un rhume ou une rhino) et lui administre les médicaments.

WAH - HOU.

Cette extraordinaire nouvelle, qui a impressionné ma famille, mes proches, mes copines et redonné de l’espoir à toutes les limogées des crèches, je l’ai digéré, mais surtout, pour moi, il y a avait l’élément important de l’intégration des jumeaux au sein d’un groupe d’enfants, ce qui permettrait peut être d’éviter de les encourager dans leurs moi fusionnel déjà fort présent.

Après, il y a eu moi, la semaine d’intégration fut également la mienne, je me souviens, je déposais les enfants à 9h et et je revenais les chercher à 16h (ils ont commencé la crèche à 1 an j’avais cumulé mes congés après mon congé maternité et après je me suis mise à 80% , c’est peut être pour çà qu’ils m’ont viré ? ;)) et pendant mes jours de congés, s’il m’arrivait de les laisser à la crèche pour faire des courses ou autre, je traînais toujours à proximité de la crèche, au cas où :)).

Puis, tout allait bien, jusqu’à ce que je commence à découvrir les “coulisses” de la crèche...

Quelques mois après leurs intégrations, j’étais apostrophée par le médecin de la crèche (qui passe une fois par mois environ pour “observer” les enfants) à l’occasion de ma venue pour la reprise de mes enfants en fin de journée.

Assise sur la chaise à la gauche du bureau de la Directrice, cette dernière me lançai à la cantonade, -bureau ouvert, personnels et parents allant et venant, sortant et discutant-, que mes “jumeaux sont hypotoniques”.

Bien entendu ce “diagnostic” a été réalisé suite à une “osculation” de mes enfants, sans m’en avoir prévenue, ni même sans m’en avoir demandé l’autorisation.

Devant mes griefs de la nécessité légale et déontologique de cette dernière d’avoir à me prévenir à minima, le contre argumentaire du médecin (toujours à la cantonade, porte ouverte et à forte voix) sera sans appel : les enfants sont hypotoniques, “légumes”.

Particulièrement choquée par les mots employés, j’opérerai à ce moment, et cela devant la directrice qui ne relèvera pas, un rappel à la loi.

Le médecin de la crèche me dira alors, toujours sur le même ton empreint d’une désinvolture déconcertante, qu’il n’était pas obligée de “les” examiner.

Je lui rappelai en effet que tel que prévu par la loi, là n’étais pas son rôle et que désormais je ne souhaitais plus qu’elle n”examine” mes enfants, en tous les cas jamais en dehors de ma présence ou de celle de mon mari, de même qu’elle était dans l’obligation de nous tenir informés préalablement.

tumblr_nj28b2rheS1trlcw0o1_500.jpg

Je tiens à préciser qu’à ce stade déjà, nous n’avions pas été, ni mon mari ni moi-même, informés par la directrice des démarches à caractère médicales entreprises sur nos enfants, en notre absence, et par voie de conséquence, -si tant est que nous aurions été associés à ce processus arbitraire et illégal-, sans les carnets de santé attestant du suivi pédiatrique de mes enfants et de l’absence de diagnostic d’ hypotonicité justement, par le pédiatre qui les suit depuis leurs naissances.

Je précise également que les deux protagonistes parlaient et parle toujours des “jumeaux”, et non de Roman, et, Andréa.

J’apprendrai plus tard par la charmante référente de mes enfants, -d’une compétence certaine par ailleurs-, qu’elle avait, de son propre aveux “commis l’erreur” de mentionner à l’occasion du “tour d’observation” de la directrice et de son amie médecin, le fait que Roman “ne lui sautait pas dans les bras”.

Nous étions fin 2014, je n’entendrai plus jamais parler de “l’histoire de l’hypotonicité”.

J’en ai bien entendu parlé à ma pédiatre à l’occasion de l’un de mes rendez-vous mensuels d’alors, cette dernière m’indiquera avec fermeté l’invraisemblance d’un tel diagnostic, que ce soit pour Roman ou pour Andréa, et non pas pour les “jumeaux”, choquée par ailleurs par le processus.

L’année se passera, avec le lot des “errements” de la crèche : vol, heurts entre agents, lunatisme et tyrannie de la directrice, criant à hue et à dia sur les agents devant les parents (bureau ouvert), groupe(s) surchargé(s), -un agent pour dix enfants-, enfants seuls pendant que deux agents du même étage discutent entres eux, et j’en passe…

Je me souviens encore le premier jour du dépôt de mes enfants à la crèche, ce jour où, ne pouvant pas descendre deux bébés seuls ou en laisser un dehors comme me suggérait la directrice, la référente m’aida à descendre mes deux bébés, provoquant la colère de la directrice, qui se précipita sur moi (les mots traduisent les gestes), pour me dire que “Ses filles” n’étaient pas là pour descendre mes enfants, et qu’il était hors de question qu’elle le refasse pour l’avenir.

La référente et moi nous sommes regardés, tétanisées devant tant de violence verbale gratuite, et, une fois partie, cette dernière me confessera qu’”il ne fallait pas faire attention”, que la directrice “était comme ça”.

Je vous précise également par ailleurs que ce premier jour fût également celui où j’appris que mes enfants « changeaient » de groupe…et donc les personnes m’ayant été présentées en amont n’allaient pas être celles allant s’occuper de mes enfants.

Quelques jours plus tard, à demi-mots et à décibels basses, la directrice démordra quelques excuses pour son comportement excessif.

J’en profitai alors pour lui demander de pouvoir rentrer ma poussette pour y installer un jumeau puis l’autre, à l’intérieur, devant l’ascenseur, car il était hors de question que je laisse mon enfant à l’extérieur le temps de récupérer son frère.

J’imagine qu’en lisant ces lignes vous vous dites que cela tombe sous le sens.

J’ai le regret de vous informer que ce sens n’est pas celui de la directrice, qui, dans sa royale mansuétude, régnante absolue de son fief de gardes d’enfants, m’accordera de bonne grâce la possibilité de positionner ma poussette double devant l’ascenseur, mais DEVANT et PAS à l’intérieur avec INTERDICTION ultime de s’en servir (ce que je comprends bien entendu et que je n’avais par ailleurs pas demandé, mais sous le règne de la directrice, chaque instant mérite une leçon), étant précisé qu’il m’était interdit d’allumer la lumière (même en pleine hiver en fin de journée donc dans la pénombre) pour ne pas “réveiller les bébés”, qui se trouvait sur le même étage, au fond du couloir.

Cette procédure bien intégrée, nous nous pliâmes mon mari et moi même à l’une des premières exigences de la directrice, qui seront par suite légion : non utilisation des jours de congés pour combler des jours d’absences, nécessité de prendre en photo la photocopie du formulaire d’absence et d’imprimer nous-mêmes les photocopies (car elle estimait ne pas avoir à nous fournir le papier pour l’imprimante), nécessité de déposer les demandes de congés huit jours OUVRES avant l’absence effective, nécessité de se présenter à 17h45 dernier délai pour récupérer votre enfant même si votre contrat indique 18h, et j’en passe.

Je ne vous fais pas mention de l’absence totale de communication de cette dernière, quant à diverses informations propres à la garde de nos enfants comme notamment, puisque c’est notre sujet, la périodicité des visites du médecin, la possibilité pour nous-mêmes de consulter ce dernier…

tumblr_mu6c7n14qX1s9pen6o1_400.gif

Je pense que lorsque les parents finissent par avoir des places en crèche, ils s’assurent du bon traitement de leurs enfants et se plient au mauvais caractère du personnel, véritables esclaves du système.

Plus de crèche donc plus de travail car impossible de trouver une assistante maternelle en cours d’année, ou d’en payer une tout simplement, si tant est que l’on puisse trouver une assistante maternelle qui nous aille.

Sauf que, moi, dès l’instant que j’ai estimé que la directrice outrepassait ses droits et ses attributions, et bien place ou pas place je ne me suis pas laissé faire, parce qu’après tout, ce qui compte avant tout c’est le bien être des enfants, le reste n’entre pas dans mon équation.

Au cours de cette première année donc, mes enfants, comme les autres d’ailleurs de leur groupe, auront à subir les errements de la gestion de la ressource humaine de la crèche.

En effet, suite à une altercation entre deux agents du même second groupe (celui où mes enfants devaient initialement être), l’une des deux quittera l’établissement, et son impossible remplacement sera au cœur de dysfonctionnement atteignant le bien-être de nos enfants.

De nombreuses personnes et de nombreux arrêts maladies de celles-ci se succéderont au remplacement de cette dernière, et même si le groupe de mes enfants n’était pas directement concerné, à de nombreuses reprises nous verrons notre groupe accueillir les enfants du second, et vice versa, surchargeant les puéricultrices que nous avons souvent retrouvé à bout.

giphy.gif

Puis vint le temps des “stagiaires” en “formation” que l’on découvrait au gré de nos déposes matinales. A nouveau, la directrice ne jugera pas nécessaire de nous informer du processus conduisant de nombreuses nouvelles personnes à avoir à s’occuper de nos enfants ; par contre, elle n’hésitera pas devant moi à dire à ma mère, venu m’accompagner pour chercher mes deux enfants, qu’elle ne devait pas entrer dans la salle car elle « faisait peur aux enfants » (ma mère fût choquée, et il n’est pas nécessaire que je vous précise que les allées et venues de personnes étrangères aux parents ont été légions dans mon groupe et que par ailleurs ma mère figure à la liste des personnes nommées susceptibles de venir chercher mes enfants en mon absence).

BREF

Par ailleurs, je ne vous compterai pas non plus le nombre de fois où nous avons récupéré nos enfants le visage sale, le nez plein ou débordant (pardonnez-moi ces détails), ou encore la couche à changer, bien qu’il nous avait été précisé, une nouvelle fois avec force par LA DIRECTRICE, que nos enfants devaient arriver PROPRES (couche changée donc) à la crèche, et qu’ils repartaient changés pareil (ces « précisions » ont même été imprimées en couleur et plastifiées pour figurer en bonne place sur le tableau d’information ; une bonne âme a du faire don à Mme la directrice d’une ramette de papier, sic).

Et Mme la Directrice a continué son petit décompte de mère fouettarde : si vous amenez votre enfant à la crèche changé et qu’il souille sa couche pendant le trajet, vous DEVEZ le changer, ce n’est pas à la puéricultrice de le faire, que vous travaillez et un détail, vous devez le vérifier en arrivant.

On vous confesse en “off” qu’il faut “faire des économies”, “pas plus de trois couches par jour, deux c’est mieux”.

Si vous changez vos enfants le matin, bien souvent vous changez vos enfants le soir, parce que non vous ne les récupérez pas forcément changés, mais que vous avez la délicatesse et l'à-propos de penser qu’en effet il est possible que les puéricultrices n’aient pas eu le temps de les changer.

Enfin, bien souvent, vous retrouvez vos enfants affamés et assoiffés le soir lorsqu’on vous dit qu’ils ont “bien mangé”.

Puis, il y eu le vol.

Un vol perpétré dans le vestiaire des agents. Un vol au cours duquel certaines puéricultrices s’occupant de nos enfants se sont fait volé l’ensemble de leurs papiers administratifs et d’état civil.

Un vol qui a conduit à rajouter à l’ambiance pesante et délétère déjà omniprésente.

Un vol qui conduira les parents à être au courant des moindres détails par les uns et les autres agents.

C’est comme cela notamment que l’on apprendra par exemple que l’une d’entres elles, partie depuis à la retraite, prétendra s’être fait voler 800€ en petites coupures alors présentes dans son sac au vestiaire.

C’est cette même personne qui, ouvrant la porte du “vestiaire”, située en face du vestiaire des petits justement, accusera mon mari (qui cherchait alors à placer la poussette des jumeaux dans la lumière, sic) de les lui avoir VOLE!

SISI

C’est alors que Mme la directrice, sentant le couperet juridique en amorce, s’empressera de présenter à nouveau ses mêmes excuses à bouche fermée.

L’hiver et le printemps passeront sur ces épisodes malencontreux et, courant avril 2015, nous serons à nouveau au cœur des débats, mes enfants cobayes utilisés malgré eux à la faveur des formations des stagiaires.

En effet, comme j’ai pu vous l’indiquer, nous apprendrons à nouveau par les agents, qu’au cours du déjeuner du personnel, une stagiaire alors en formation, -et depuis très certainement au travail-, n’aura comme autre sujet de discussion avec l’ensemble de ses collègues, que la “surdité des jumeaux”.

Nous apprendrons même qu’un vive échange aura lieu alors avec la référente, qui nous confessera plus tard que la dite stagiaire, sure de son “diagnostic”, indiquera que mes enfants (les deux bien entendu) étaient SOURDS car ils ne lui “répondaient pas”.

La référente indiquera qu’ils lui répondaient à elle et que non seulement elle estimait que le déjeuner n’était pas le lieu pour de tels échanges, mais qu’en plus, au regard de son ancienneté dans l’établissement la stagiaire n’était pas en mesure d’établir un tel « diagnostic ».

Elle nous indiquera qu’elle répétera ces mots à la directrice, qui ne nous en parlera pas pour autant, mais les mots étaient lancés, le “diagnostic” était tombé, toute la crèche en parlait.

L’année se terminera sur ces éléments, avec le sentiment que nous n’en resterions pas là.

Heureux hasard ou manœuvre vexatoire, notre référente ne “montera” pas avec nos enfants au dernier étage avec le groupe des grands. Elle sera placée dans les groupes des bébés, au rez de chaussée.

Difficile pour nous de ne pas croire que la directrice n’a pas écarté la seule voix s’élevant contre ses agissements.

Car il s’agit bien « d’agissements ».

Le 24 septembre, allant récupérer nos enfants, mon mari récupérera en prime une enveloppe, sans autres formes ni communication.

Lorsqu’il demandera à la puéricultrice de quoi il s’agissait, elle lui répondit qu’elle ne pouvait pas lui dire car elle même ne savait pas.

Mon mari ouvrit alors l’enveloppe et découvrira avec stupeur le “mot” du “médecin”, au sein duquel des “observations” étaient perpétrées sur nos enfants.

Lorsque j’eu le mot entre les mains, je suis particulièrement choquée, si ce n’est par le processus, par le contenant : l’on parle des “jumeaux”, non pas de Roman et Andréa ou Roman ou Andréa ;

L’on indique qu’ils présentent un problème de “motricité” “déjà évoqué”? (je suppute qu’il doit s’agir ici de l’évocation hasardeuse et non suivi d’effet de l’hypotonicité de mes enfants);

L’on indique qu’ils ne “communiquent pas avec les autres enfants et les puéricultrices” et que l’on suspecte un problème de “mal audition”.

Les mots sont forts. La communication de la part de la directrice inexistante.

Ce mot présentait des hypothèses graves sur la santé de nos enfants, intime des conséquences graves sur leurs vies, la nôtre, mais ni la directrice ni le médecin n’ont à quelque moment que ce soit jugé utile ou nécessaire de nous faire communication des étapes qui auraient du précéder l’établissement d’un tel mot : observation éventuelle donnant lieu à échange avec les parents; demande aux parents de leurs autorisations pour pratiquer des “examens” sur leurs enfants; communication aux parents des éventuelles observations avec invitation à pratiquer des examens complémentaires au besoin.

On découvrira même au sein de ce mot que notre médecin pédiatre a été contacté.

Une nouvelle fois sans nous en avertir.

Je n’ai pas besoin de vous ré indiquer les prescriptions du code de la santé publique, qui précisent que si le rôle du médecin de la crèche (dès lors que le nombre d’enfants gardé est supérieur à 10) est de veiller au bien-être et à la santé de l’enfant au sein de l’établissement, cet office est réalisé en liaison avec la famille, le médecin traitant de l’enfant et l’équipe de la crèche.

Je n’ai pas non plus besoin de vous rappeler que si des examens sont réalisés, ils doivent l’être avec l’autorisation des parents et ces visites, lorsqu’elles ont lieu, se font en présence des parents avec le carnet de santé.

DÉSOLÉE DE FAIRE MON AVOCATE.

La directrice et le médecin de la crèche ont méconnu ces prescriptions et outrepasser leurs prérogatives et leurs droits et je le partage avec vous car vous devez savoir que ces personnes n’ont pas tous les droits, et certainement pas sur vos enfants.

Et je le partage également avec vous parce que ce genre de situation peut être difficile à gérer émotionnellement, ce que j’ai par ailleurs ré expliqué à la directrice, les mots et les situations de ce type peuvent être anxiogènes pour certaines mamans, papas et familles.

Dans mon cas, j’ai découvert que sous couvert des phases d’observations opérées par le médecin lors de sa visite mensuelle, elles ont (la directrice autorisant, le médecin opérant), exécuté des examens sans notre consentement et en notre absence sur nos deux enfants, à plusieurs reprises, ce qui a stressé nos enfants, qui ceux sont observés, manipulés, et harcelés lors de leurs journée à la crèche.

Sans parler du fait que la directrice n’est à aucun moment venue s’enquérir de notre ressenti vis à vis du mot du médecin.

Au contraire, lorsqu’interpellée par mon mari, elle indiquera avec une fermeté déconcertante que mes enfants (toujours un seul et même individu) étaient “sourds” et que nous aurions des “problèmes” pour leurs “avenir” car je cite “la maîtresse n’aura pas que çà à faire de s’occuper d’eux au milieu de trente autres enfants à la maternelle”.

CONSTERNATION

Mon mari a eu beau lui expliquer que les enfants étaient suivis (ils sortaient alors à une semaine près de leurs visite des deux ans qui s’était parfaitement déroulée par ailleurs), qu’ils avaient eu des tests d’audition à la naissance et n’avaient aucun soucis (ce qui est inscrit dans leurs carnets de santé mais qu’elle ne pouvait pas savoir étant donné que les examens se sont pratiqués sans ceux-ci, car pour les avoir il aurait fallu nous informer ce qui n’a pas été délibérément réalisé), la directrice restait ferme sur ses positions et son “diagnostic”.

Mon mari est ressorti choqué, tout comme moi. J'appelai le soir même mon pédiatre et prenait rendez-vous le lundi.

Mon pédiatre m’indiquera que le médecin de la crèche l’avait en effet appelé, pour lui dire que nos enfants étaient “sourds”.

Non qu’elle le suspecte, elle l’affirmait.

Mon pédiatre me confiera alors qu’elle indiquera à ce que je n’ose appeler son confrère que les jumeaux avaient subi des tests à la naissance et que n’ayant pas eu d’otites, elle ne pensait pas non plus qu’ils soient atteints de surdité.

Par suite, je demandais tout de même à ma pédiatre une prescription pour un rendez-vous ORL.

L’examen ORL eu lieu rapidement et conclut à une audition parfaite, pour Roman, et pour Andréa.

Je lui demandais alors un certificat médical pour la directrice, bien que je n’ai absolument pas l’obligation de le faire. Je crois que j’avais envie de lui claquer le beignet comme on dit.

Mais la directrice entendait en découdre.

Je savais qu’elle avait eu les certificats médicaux, mais à aucun moment, l’idée de venir nous voir et de s’EXCUSER pour tout ce BORDEL ne lui avait traversé l’esprit.

AU CONTRAIRE

UN JOUR, MADAME, qui ne tolère pas la contradiction et nous l’a bien souvent démontré, a persisté dans sa folie, associant son amie médecin à sa démarche, attendant patiemment la venue de mon mari qu’elle savait à 17h, pour, pour la première fois depuis l’ensemble de cette histoire, à nouveau, bureau ouvert, les parents et les agents allant et venant, oser lui lancer que les enfants sont SOURDS et que les certificats médicaux sont FAUX.

Nous voilà désormais accusés, ainsi que leurs auteurs, de production de faux certificats médicaux.

Mon mari, -qu’elles suivirent jusque dans l’escalier lorsqu’il demanda que toutes d’eux cessent dès lors que deux médecins attestaient de l’irrégularité de leurs “diagnostic”-, décida de m’appeler, désemparé, acculé par tant d’agressivité, et de me passer ce “médecin”.

Notre échange fut vif autant qu’il fut bref, ce médecin m’a clairement indiqué EXIGER un audiogramme, m’indiquant qu’elle ne “pouvait valider de tels certificats médicaux et qu’elle ne disposait pas de la preuve qu’un audiogramme avait été pratiqué” et que c’est pour cela qu’elle avait “pratiqué des examens sur mes enfants” ce jour et, quand je lui demanda lesquels elle ne put me répondre; quand je lui indiquais qu’elle ne pouvait perpétrer de tels actes sans mon autorisation et hors de ma présence, elle m'indiquât être « inquiète », ce à quoi je lui répondis que c’était moi qui était inquiète du harcèlement perpétré sur mes enfants et que je ne comprenais pas cet acharnement, sur eux et sur mon mari ET QUE JE NAVAIS RIEN A LUI FOURNIR.

La directrice a alors arraché le téléphone de mon mari des mains du médecin et m’a une première fois raccroché au nez.

J’ai rappelé, elle m’a indiqué que la conversation s’arrêtait là, que sa « chef » allait nous écrire puis raccrocha une seconde fois.

Je rappelai, choquée bien entendu mais inquiète par ailleurs pour mon mari et mes enfants, elle m’indiqua qu’elle n’était pas là pour se faire “insulter” et raccrocha une nouvelle fois.

Je lui indiquais que je ne souhaitais pas en rester là, qu’elle outrepassait ses droits et que des conséquences allaient devoir être tirées de ses actes.

Nous comprenons désormais les raisons pour lesquelles nos enfants pleuraient tous les matins à l’arrivée à la crèche, tant ils ont dû être observés et occultés à plusieurs reprises sans que nous ne le sachions.

Devant ces deux ténardières, j’ai fini par me demander où était JEAN VALJEAN.

Quel est donc cette directrice qui s’ingère dans la vie des parents jugeant et scellant le sort d’enfants de deux ans?

Quel est donc ce médecin de crèche remettant en cause des certificats médicaux de confrère(s) et exigeant la production papier d’un audiogramme pour “valider les certificats médicaux” tout en indiquant directement au parent qu’elle doute que les examens aient été pratiqués ?

Quelles sont ces personnes dites “professionnels de la petite enfance” qui ne communiquent pas avec les parents et se substituent à leurs autorité parentale?

Au final la directrice ne souhaitait-elle pas tout simplement bénéficier de deux places vacantes à ré attribué ?

Les crèches sont elles des établissements permettant la méconnaissance des prescriptions du code de la santé publique et l’élémentaire des règles de confidentialité et de secret médical sans parler du béaba de la déontologie ?

Je suis parfaitement au fait, et je le partage avec vous afin que vous le soyez également qu’à leur stade, seule une hypothèse pouvait être formulée par le médecin en observation au cours de son unique visite mensuelle et, que nous devions en être informés, et réaliser, ou non, les examens complémentaires.

Ce cadre est loin d’avoir été respecté.

Pour autant, nous avons pratiqué des examens ORL.

Nos médecins ont conclu et conclu depuis leurs naissances que Roman et Andréa ont un développement parfaitement normal et sont en pleine santé.

Ils sont suivis avec une régularité sans faille, sont très entourés par leurs grands-parents, leurs oncles et tantes, cousins et cousines, amis et enfants d’amis.

S’ils ne parlent pas ou n'interagissent pas avec les intervenants de la crèche c’est peut-être parce qu’ils se sentent observés, auscultés en permanence; c’est très certainement ce pourquoi ils pleurent en arrivant.

Sans parler du fait que ceux sont de vrais jumeaux qui ont tendance à ne pas considérer les autres en dehors de leur fratrie (peut être le sujet d’un autre billet ;)).

J’ai donc passé ma semaine à FAIRE VALOIR MES DROITS.

Le soit même la supérieur de cette “directrice” m’appelait pendant une heure pour désamorcer la situation hors de contrôle que lui avait légué celle-ci.

Le “médecin” de la crèche n’y travaille plus depuis lors.

La directrice a fait l’objet d’un re cadrage en bonne et dû forme.

Les enfants vont retourner à la crèche, auprès des puéricultrices qu’ils adorent et de leurs petits camarades.

Ne vous laissez pas compter des choses ineptes par les personnes qui traversent vos vies sous prétexte qu’elles s’occupent de vos enfants.

Ayez confiance en vous, votre famille, votre jugement et dès lors que vous ressentez une situation d’injustice, battez vous pour vos droits, pour ceux de vos enfants, ayez confiance en vous, en votre famille, en la vie.

xo Liza