Liza Perry-1 Comments

Balmain Extermination

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Balmain Extermination

Non mais c’est quoi votre stress les gens d’aller vous entre-tuer pour de la fripe défilé de rue H&M hors de prix ?

Pourquoi ces files d’attente de dingues ?

Pourquoi, comme j’ai pu le voir sur Twitter, des teneurs de murs la nuit entière pour être « sûr de pouvoir entrer » (on les croisait notamment Chaussée d’Antin).

Je ne suis pas et ne serai jamais une moralisatrice mais PLEASE là c’est ENORME : tels de gentils agneaux biberonnés aux réseaux sociaux, vous vous êtes jetés sur les magasins (et le site) H&M afin d’avoir ce que je ne pensais PAS être le GRAAL de la mode !

Bien entendu, parmi vous, quelques loups s’étaient glissés, on retrouve d’ailleurs leurs plus belles prises, encore ensanglantées de leurs crocs d’escrocs acérés, prêts à vous ferrés sur ebay pour trois fois la mise de votre achat initial.

En plus, comble du comble, dès le départ, il faut aimer les tenues proposées façon dynastie/côte ouest où la paillette n’arrive plus à se caser tellement il y a trop de sequins dans la place.

Et parlons des couleurs : vert EMERAUDE, BLANC avec des surpiqûres ou des broderies noires, et surtout des TAS de PERLES, sans parler du fin du fin, -qui ne se mange pas sans fin-, par peur de la PETA, des fausses fourrures outrancières dignes d’un mauvais clip de Rihanna, rouge ou verte imbriquées de noir pour faire faussement classe et grâce auxquels par temps de pluie vous aurez l’air d’un caniche mouillée, sans parler de l’odeur.

Quand en plus je vois sur ebay qu’on vous revend même les SACS (ceux de la caisse) !

Je me dis ça y est, on en est arrivés là ?

Soyons sérieux deux minutes, Olivier Rousteing, ce jeune designer, plein de talent (je salue ses premières créations plastron ou en jean), est surtout plein de happy few dans sa tête et pour son plan de carrière.

Parce que, maintenant, au cas où vous ne l’auriez pas noté, on fait dans le « crew », et le « crew » est bien souvent est archi followé sur instagram (4,5,10,20 MILLIONS de followers dont au moins le quart est acheté –ben oui vous croyez quoi), et il est soi dans la musique soit dans le « social marketing » et vous, vous êtes les « target », les cibles.

Force est de constater que vous mordez bien.

Souvenez vous Taylor Swift, petite (mais grande) chanteuse country pur jus us, sentant bon le mais et le bacon, qui, entre deux coup de crinière savamment curvisée par les bigoudis de maman, s’est transformé en 1989 – 2014 en une chanteuse pop qui met des claques à Selena Gomez façon Sin city en perruque et tenue faussement provoc (mais vraiment vulgaire) accompagnée de mannequins Victoria Secret et d’actrices wannabe (et de quelque “vieilles” triées sur le volet comme Olivia de New York Unité Spéciale dont on ne sait pas trop ce qu’elle fait là),

Et tout ça  parce qu’elles ont un « bad blood » un genre de conflit de gamines sophistiquées sur fonds de selfie et chanson à message, we are never ever ever, going back together, tu parles Charles (enfin Justin bien entendu).

Et bien Olivier Rousteing il a fait pareil et, du coup, tout le mon trouve tellement ça IN et TROP SWAG que let’s go all TOGETHER danser une fausse macarena un peu street mais pas trash avec quelques japonaise empéruquées façon kawaï dans un futur inexistant mais au filtre couvrant et à destination d’une #balmaination que ce gentil Olivier aux lèvres survitaminées nous vend plus fort qu’un poissonnier sur le vieux port de Marseille, accompagnée de Kendall Kardashian/Jenner QUI AURAIT DU PRENDRE DES COURS DE DANS TELLEMENT ON DIRAIT UN BALAI.

MAIS ENFIN!

N’avez-vous point remarqué cette “subtile” intégration de la famille Kardashian dans le monde de la mode? à coup de balade dans le château de Valentino, de couvertures de Vogue et de défilé Chanel ?

Olivier lui, le FASHION DESIGNER, il s’est toujours positionné en « ami » de la famille Kardashian (moi je dirai follower puisque les Kardashian ne sont copines avec personne même pas elles-mêmes), depuis que ces dernières ont commencé à investir (voire envahir) Paris et sa fashion week pour pousser (FORCER) la petite (GRANDE) Kendall à devenir une star de PODIUMS.

Ou plutôt nous forcer.

Il est vrai qu’il est difficile de résister à la machine de guerre Kardashian et ses quelques 100 millions de followers (et de dollars!) tout compte (en banque) confondus.

Désolée, je n’en veux pas.

Déjà je la trouve mignonnette, mais pas transcendante, alors, lorsqu’elle a clôturé l’avant-dernier défilé CHANEL sur le thème du Casino la pilule est mal passée, mais j’ai bien failli m’étrangler en voyant Karl Lagerfeld à l’affiche du prochain épisode du jeu de Kim Kardashian.

Peut être a-t-il décidé de mêler jet set, réseaux sociaux et Chanel, mais je trouve ce cocktail douteux, et je finis par croire qu’il souhaite désormais galvauder l’image d’une maison qu’il ne quittera vraisemblablement qu’à sa mort.

On notera en plus la campagne FENDI avec pour égérie Kendall …dirigé par … Karl.

Alors là je dis NON.

NIET.

NO WAY.

Surtout qu’en passant on nous vend un “produit” parallèle, la Gigi Hadid, moins tête de gondole que la Kendall, ce qu’est  Intermarché à Monoprix en somme.

La Gigi, c’est la fille de Mohammed Hadid (plus de 300.000 followers sur insta), un magnat de l’immobilier, RICHISSIME et sa mère c’est Yolanda Foster (1 million de followers), qui a permis à sa chère et tendre progéniture de pénétrer la sphère fashion en acceptant de participer aux Real Housewives of Beverly Hills, une sorte de Kardashianisme autour d’housewives de Berverly Hills, qui s’est depuis décliné dans d’autres villes US comme New York, Miami, etc...

Yolanda, elle-même mannequin à la retraite, a épousé en première noce Mohammed Hadid et lui a fait trois enfants, Gigi, Bella et Anwar.

Bella aussi essaie de faire le mannequin mais elle est un peu petite alors elle fait des catwalk de seconde main, comme Tommy Hilfiger ou DVF voire Kanye West.

Oui oui le catwalk de seconde main ça existe, Chanel, Dior c’est pas Moschino ou DVF, sorry.

Voilà. Vilaine Liza.

Si vous voulez dans tout ce groupe d’enfants (on est sur du 18/19/20 ans pas plus) elle est au même niveau que Hailey Baldwin, oui oui vous avez bien lu, la fille du frère de l’acteur bien connu qui lui même aussi a essayé de faire l’acteur et on a vu le résultat.

Vous aurez donc compris que tout ce monde déjà ULTRA RICHE et PRIVILEGIE a décidé de faire en sorte que sa progéniture, malgré un héritage conséquent, acquiert un peu de FAME, et si en passant ils pouvaient tous obtenir une FASHION crédibilité PARISIENNE (parce qu’après tout la COUTURE c’est Paris, le reste on s’en fout un peu, quoique Milan tout de même -et pas pour la salade blonde hein-) ça serait top.

Au final, à gros coups de budgets marketing, d’agents et de GLAM TEAM (comprenez les trois nazes coiffeur maquilleur et optioneur (celui qui est là pour s’en prendre une au cas où) initialement smicards qui s’accrochent à ses fausses STARS pour gagner une insta carrière qui leur permettra de payer les factures du train de vie qu’ils n’auront jamais mais qui fait parti de leurs plan com), ces familles s’imposent, nous écrasant de leur argent, et ce qu’on croyait être la mode, le travail, les grandes maisons, le talent, l’art, s’évapore petit à petit au bon vouloir du Dieu Dollar.

Donc non seulement #BalmainNation je n’y crois pas, mais en plus çà ne me fait pas envie.

Moi j’avais juste envie d’une collection sympa, comme à l’époque Isabel Marant, ou Versace, et surtout Lanvin (que j’ai adoré) : des petits tops sans trop de prétention et des prix accessibles pour les robes ou les pantalons, voir des accessoires.

Là, en plus de ne pas être ce que je préfère niveau design, c’est juste ULTRA CHER!

Du chemisier à 99 euros, aux pantalons  à 79, 99 euros, MAIS SURTOUT AUX FAMEUSES ROBES DE LA CAMPAGNE à ….499, 99 euros... si au total une centaine de pièce sont proposées, je ne retiendrais que prétention et exhibition, et n’appartiendrai pas à cette Balmain Nation qui pour moi est une abomination.

Termination,

Liza